Thomas Genevois, l'expérience au service de la gagne

24 Avril 2018 - Actu Equipe A

Lorsque Thomas Genevois posa ses valises à Jean-Guiral à l’aube de la saison 2016-2017, ces dernières étaient remplies d’une expérience non négligeable. Le 2e ligne arrivait avec 29 ans de rugby derrière lui et un passé impressionnant : Montchanin, Agen, Castres, Oyonnax, Narbonne, Bourgoin, Dijon et Chalon. En tant que joueur professionnel, il a connu le top 16, le top 14, la pro D2 et la fédérale 1. Pas n’importe qui le garçon …

Et c’est donc le CS Beaune qu’il a choisi pour découvrir la fédérale 2. Un choix qu’il ne regrette pas : « Lors de ma première année, j’ai découvert ce qu’était le niveau en F2, un niveau qui peut être parfois plus agressif et violent que les niveaux au-dessus. Pour l’instant, le bilan est très positif mais c’est le mois qui arrive qui va déterminer cette réussite. A titre personnel, j’ai envie d’en profiter un maximum et de faire encore mieux que ce que j’ai pu donner jusqu’à présent même si j’avoue qu’il n’est pas toujours facile de faire concilier vie professionnelle et entraînements. Garder la forme, c’est ce qu’il y a de plus compliqué car au fil des années, c’est la seule chose qui baisse ».

Si Thomas Genevois loue la qualité de l’effectif de cette année « meilleure que celui de la saison précédente », il garde cependant la tête sur les épaules quant aux échéances qui attendent les bleus : « Il ne faut surtout pas que l’on s’enflamme. On fait une très belle saison mais le niveau de la poule était moins fort que l’an passé. La grosse erreur serait d’aborder les phases finales en se disant que cela va passer tout seul. On a fait des matches de qualité, comme l’aller-retour contre Orsay et on est capables de le refaire. Mais pour cela, on doit absolument mettre toutes les chances de notre côté ». Car pour lui, ne pas monter serait purement et simplement un échec : « C’est un challenge pour nous les joueurs mais aussi un défi pour le club, c’est quelque chose qu’on se doit de ne pas rater ».

Car, malgré toute son expérience, tous les grands clubs par lesquels il est passé, des phases finales, il n’en a pas joué beaucoup et ce rendez-vous, il ne compte pas le manquer : « Je suis très content de vivre celles-ci, des phases finales, ça a toujours une saveur particulière. C’est comme un nouveau championnat qui commence ». Et celui que certains surnomment papa dans les vestiaires a beaucoup à apporter sur et hors du terrain : « C’est vrai que de par mon expérience et mon discours, je peux apporter aux jeunes. Mais surtout, je dois leur dire qu’il faut travailler un maximum pour les 4 matche qui nous attendent, on doit les attaquer la rage au ventre ».

Non, ça, il ne fait pas dans la demi-mesure à l’approche de cette échéance : ce sera la gagne ou rien. L’objectif est clairement annoncé : « On doit tous avoir la montée en ligne de mire, il n’y a pas d’autre alternative. On a deux équipes à battre pour réussir, à nous de faire le job. On a le groupe pour réussir. On a livré des matches durs mais on s’en est toujours sortis. Il ne peut en être autrement maintenant ».

Par contre, cela ne pourra pas sans faire sans public, la seule chose que regrette Thom Genevois depuis son arrivée : « Oui, ce manque d’engouement pour l’équipe, pour le club, me déçoit. Quand on rentre sur le terrain, les encouragements sont mous, au cours du match, on ne se sent pas poussés. Il faut que les Beaunois se rendent compte que quelque chose de grand est en train d’arriver et que tout le monde doit se mobiliser pour ça. J’aimerai un stade qui fasse du bruit, qui soit présent du début à la fin ».

Vous l’aurez compris, il y a du guerrier dans cet homme-là, un spirit fighting qui ne sera certainement pas de trop dans 15 jours et les dimanches d’après. Affaire à suivre …