Portrait de recrue : Quentin Lucet

25 Septembre 2018 - Actu Equipe A

Il avait quitté le CS Beaune à la fin de l’exercice 2015-2016. C’est un Quentin Lucet non pas changé mais plus mature qui revient aujourd’hui au club. Celui qui a fait toutes ses classes rugbystiques à Nuits-St-Georges a ensuite évolué à Beaune pendant 3 ans avant de partir un an à Dijon puis de retourner à Nuits la saison dernière.

A 27 ans, le centre qui n’a malheureusement jamais été épargné par les blessures au cours de sa carrière, rejoint aujourd’hui le CSB et la fédérale 1 avec un objectif : « Je suis là parce-que j’ai des ambitions sportives, je voulais jouer à ce niveau. La Fédérale 1, j’avais vraiment envie d’y goûter. Ma saison à Dijon ayant été gâchée par une blessure et une opération de la malléole, je suis heureux d’avoir aujourd’hui une seconde chance avec Beaune. »

Car le jeune homme a mûri tout simplement. Toujours aussi chambreur mais avec un petit brin de sagesse en plus : « La première fois que je suis arrivé à Beaune, j’avais 22 ans et comme tout jeune de 22 ans, j’ai voulu vivre ma jeunesse. Donc oui, je reconnais que tout n’était pas parfait niveau hygiène de vie. Aujourd’hui, j’ai 27 ans, je me suis stabilisé, j’ai des projets. J’assume complètement de n’avoir considéré le rugby que comme un passe-temps à ce moment-là de ma vie. Mais hier c’est hier et aujourd’hui, et bien je ne suis plus un chien fou. Mais je pense que c’est l’évolution logique d’une vie. Même si j’ai refusé de belles propositions, je ne regrette rien. Et si je m’étais apitoyé sur moi-même, je n’aurai pas quitté mon cocon nuiton. »

Quentin est très clair quant à ses objectifs : « Je suis revenu chercher ma revanche et prouver que j’ai le niveau de la Fédérale 1. Les blessures à répétition m’ont privé de beaucoup de choses et je reviens ici pour montrer à tous que j’ai ma place, que j’ai progressé et que je peux apporter à l’équipe. Mon but est de de me maintenir avec ce groupe et que l’année prochaine on compte encore sur moi. »

Sur le terrain également il a évolué, tant physiquement que mentalement : « A Dijon, on s’entraînait 4 à 5 fois par semaine mais, étant blessé, j’ai surtout fait de la musculation. Je me suis épaissi, suis devenu plus lourd, plus passif. Après l’opération, je me suis remis à courir et il y a eu toute une phase de ré-athlésisation. Quand je suis arrivé à Nuits l’année d’après, ma façon de jouer avait un peu changée. Je me suis retrouvé avec tous mes anciens copains qui n’avaient pas les mêmes repères que ceux que j’avais avec mes coéquipiers de Beaune. Du coup, je me suis retrouvé à beaucoup plus parler et communiquer, voire même parfois à gueuler un peu. J’ai gagné en assurance. »

Il se sentait donc prêt à affronter la Fédérale 1 et à retrouver le CSB : « Je pense sincèrement que Sébastien Magnat a fait changer Beaune, sans lui, on ne serait pas à ce niveau. Il a su faire en sorte que le groupe vive bien et réussisse bien. On n’a pas encore rencontré de très grosses écuries comme Bourgoin ou Chambéry mais on a un bon groupe, un bon état d’esprit et la mayonnaise prend vraiment bien entre nous tous. Si en décembre on n’est pas encore assurés du maintien, je crois que beaucoup d’équipes vont galérer en venant chez nous. Le seul risque, c’est que le groupe explose mais je ne vois vraiment pas comment cela pourrait arriver. »

Un groupe et un club que le jeune centre est content de retrouver : « Je me suis toujours entendu avec tout le monde ici et je pense que les gens sont contents de me revoir. A moi, en tous, cas, cela me fait plaisir. Je ne suis pas un mercenaire qui part pour mieux revenir parce qu’il y a plus de moyens ou un meilleur niveau. Non, je reviens pour moi, pour vivre mon aventure et continuer à progresser. Mon projet personnel s’intègre à un projet de groupe et c’est tout ce qui compte. »